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 Les Ordres Actuels

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NESTY
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MessageSujet: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 7:36:27

LES ORDRES




ORDRES ACTUELS
[/center]


ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR


INSIGNES DE BOUTONNIÈRE


En 1891, la rosette de boutonnière apparaît comme substitut au port des décorations en dehors des cérémonies.
D'un diamètre de 20 mm initialement, sa taille sera réduite à 10 mm, durant l'année 1918.


INSIGNES
LES CROIX

Si la forme générale des insignes a peu varié depuis l’origine, des modifications ont été faites par les différents régimes politiques
qu’a connus la France depuis l’institution de l’Ordre.
Le dessin de l’étoile serait dû au peintre Louis DAVID et l’exécution des maquettes reviendrait
à l’officier du génie J.-B. CHALLIOT, fonctionnaire au ministère de la Guerre.

Premier Empire

La première croix ( étoile du 1er type ) était une étoile double face, en argent ( petit aigle ou aigle d'argent ) ou en or ( aigle d’or ),
émaillée de blanc, à cinq branches à pointes doubles, non pommetées, entourée d’une légère couronne formée par une branche de chêne et une branche de laurier.
Le médaillon, en deux parties, offrait un aspect de surface " en creux ".

Sur l’avers : un médaillon central représentait le profil de Napoléon 1er entouré par la légende sur fond d’émail bleu
NAPOLEON EMP. DES FRANCAIS.

Sur le revers : un médaillon central représente l’aigle français tenant la foudre entouré par l’inscription sur fond d’émail bleu
HONNEUR ET PATRIE.

Au début l’étoile était directement suspendue au ruban par l’anneau.
A partir de la décision du 14 avril 1806, l’étoile sera surmontée d’une couronne impériale à douze branches,
fixe et soudée aux deux pointes de la branche supérieure ( étoile du 2e type ). Cette option technique ayant déplu à l'Empereur
car la soudure était fragile, cette couronne fixe fut rapidement remplacée par une couronne mobile articulée avec une boule de suspension.
A partir du 1er mars 1808, le diamètre augmenta ainsi que la densité du feuillage entourant l’étoile qui fut surmontée
d’une couronne mobile à huit branches ( étoile du 3e type ).
Vers 1813, les pointes des cinq branches de l’étoile furent munies de petites boules ( pommetée ),
ceci afin d’éviter l’altération des tissus des uniformes et des habits de fonctions ( étoile du 4e type ).



Première Restauration

Croix identique à la précédente, hormis le motif du médaillon central et la couronne royale, formant bélière,
dont la boule était surmontée d’une petite fleur de lys.

Sur l’avers : le médaillon central représentait le profil d’Henri IV entouré par la légende sur fond d’émail bleu
HENRI IV ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE.

Sur le revers : le médaillon central représentait trois fleurs de lys et une couronne entourées par l’inscription sur
fond d’émail bleu HONNEUR ET PATRIE.



Avers ----- Revers
Aigle d'or, du premier type



Avers ----- Revers
Étoile du second type, en argent, à couronne soudée



Avers ----- Revers
Étoile du second type, en or, à couronne mobile


Avers ----- Revers
Étoile du troisième type, en or, ruban avec bouffette



Avers ------ Revers
Étoile du quatrième type, en or, ruban avec rosette

Cent-Jours
Réutilisation du dernier modèle ( étoile du 4e type ) du premier Empire, avec un médaillon en une seule partie.


Avers ------ Revers
Croix en or, attribuée durant la période dite des "Cent-Jours"


Seconde Restauration

Réutilisation du modèle première Restauration, avec suppression de la couronne sur le revers du médaillon.


Avers ------ Revers
Croix, en or, époque seconde Restauration



Monarchie de Juillet ( Louis-Philippe )


Modèle défini par le décret du 13 août 1830, avec :
Sur l’avers du médaillon central, la légende HENRI IV.
Sur le revers, disparition des lys, qui furent remplacés, dans un premier temps par l’inscription sur trois lignes
HONNEUR ET PATRIE, puis par deux drapeaux tricolores croisés, entourés par HONNEUR ET PATRIE.
La couronne royale était à huit fleurons tréflés sur le bandeau et une petite croix surmontait la boule au travers de laquelle passait l’anneau de suspension.


Avers ------ Revers
Croix d'Officier, en or, attribuée durant la Monarchie de Juillet

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Dernière édition par NESTY le Lun 27 Mai - 6:23:37, édité 3 fois
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NESTY
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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 8:04:28

Seconde République

Modèle défini par le décret du 12 septembre 1848, avec :

Sur l’avers : le médaillon central représentait la tête de Bonaparte entourée par la légende sur fond d’émail bleu
BONAPARTE 1er CONSUL 19 MAI 1802.

Sur le revers : le médaillon central représentait un drapeau et un étendard tricolores croisés,
surmontant la devise HONNEUR ET PATRIE ,
l’ensemble était entouré par la légende REPUBLIQUE FRANCAISE.

La couronne royale fut supprimée dans un premier temps, puis réapparaît sous la Présidence.
Sous la Présidence, l’avers du médaillon représentait l’effigie de Napoléon, entourée par la légende sur fond d’émail bleu NAPOLEON EMPEREUR DES FRANCAIS ;
le revers représentant l’aigle impérial entouré par la devise LOUIS-NAPOLEON HONNEUR ET PATRIE.

Avers ------ Revers
Deux modèles de croix d'Officier, en or, période seconde République


Second Empire


Le modèle, défini par le décret du 31 décembre 1851, est identique au modèle de la période Présidence avec, pour seul changement, le remplacement de la couronne bélière qui reçut des aigles à la place des fleurons.


Avers ----- Revers
Croix d'Officier, en or


Troisième République

Modèle défini par le décret du 8 novembre 1870, avec :

Sur l’avers : le médaillon central représentait l’effigie de la République, entourée par la légende sur fond d’émail bleu
REPUBLIQUE FRANCAISE 1870.

Sur le revers : le médaillon central représentait un drapeau et un étendard tricolores croisés,
entourés par l’inscription sur fond d’émail bleu HONNEUR ET PATRIE.

La couronne impériale surmontant la croix fut remplacée par une couronne de forme ovale constituée par une branche de chêne et une branche de laurier.
Sous le régime de Vichy, des fonctionnaires de l’État français remplacèrent l’effigie de la République par celle du maréchal Pétain.



Quatrième République

Modèle identique au précédent, la seule différence étant la disparition de la date 1870 sur l’avers.


Avers ------ Revers
Croix de Chevalier



Avers ------ Revers
Croix d'Officier, en or


Cinquième République


C’est le modèle actuel qui est celui défini par le décret du 28 novembre 1962.
Étoile double face à cinq branches doubles émaillées de blanc, terminées par dix pointes aiguës pommetées, dont les intervalles entre branches sont garnis de feuilles de chêne et de laurier.

Sur l’avers : le médaillon central représente l’effigie de la République, entourée par la légende sur fond d’émail bleu
REPUBLIQUE FRANCAISE.

Sur le revers : le médaillon central représente un drapeau et un étendard tricolores croisés, entourés par l’inscription
sur fond d’émail bleu HONNEUR ET PATRIE 29 FLOREAL AN X.

La bélière est formée d’une couronne ovale mi-feuilles de chêne, mi-feuilles de laurier.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil, tous deux au module de 40 mm.
Les insignes de Commandeur et de Grand'croix sont en vermeil, le premier au module de 60 mm et le second au module de 70 mm.
Il existe à partir de ces insignes officiels, de nombreuses variantes, plus ou moins fantaisistes, qui ont été réalisées par les divers fabricants, bien souvent sur demande des titulaires.


Avers
Croix de Chevalier et d'Officier


Revers
Croix de Chevalier


RUBANS


Le décret du 11 juillet 1804, déterminant les caractéristiques des premiers insignes et du ruban, prévoyait un ruban moiré rouge liseré de blanc.
La couleur rouge rappelant celle de l’Ordre de Saint-Louis. Mais quelques jours plus tard, une note rectificative, supprimant les mots « liseré de blanc »,
fut insérée au Moniteur ( le Journal officiel de l’époque ).
Sous le premier Empire, le ruban est identique pour tous les grades de l’Ordre. Il est généralement orné d’une bouffette, qui, vers le milieu de l’Empire,
deviendra une rosette. Cette rosette disparaîtra du ruban de Légionnaire ( le grade de Chevalier aujourd’hui ) lors de la Restauration.
Actuellement, le ruban a les caractéristiques suivantes :
Largeur de 37 mm.
Moiré rouge vif.
Ruban d’Officier avec une rosette rouge de 30 mm de diamètre.
Cravate rouge de 40 mm de largeur, permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.
Ruban moiré rouge de 10 cm de largeur, permettant le port en écharpe, pour la dignité de Grand'croix.

LES PLAQUES

Tout comme pour les insignes pendants, les plaques ont évoluées depuis la création de l’Ordre.


Plaque de Grand aigle du Maréchal Mortier

Premier Empire

Un médaillon central représentait l’aigle impérial, tête généralement tournée vers la gauche, entouré par la devise
HONNEUR ET PATRIE.
L’étoile en argent était anglée de rayons. Elle était uniquement portée par les Grands aigles.

Plaque de Grand-croix, période Louis-Philippe
Monarchie de Juillet ( Louis-Philippe )

L’effigie d’Henri IV était dorée sur fond d’argent, la devise était aussi dorée et l’étoile en argent, anglée par des faisceaux de drapeaux et d’étendards dorés et émaillés de tricolore.


Plaque de Grand-croix de la seconde République

Seconde République

Le médaillon central représentait l’effigie dorée de Bonaparte entourée par la légende en lettres dorées :
BONAPARTE PREMIER CONSUL HONNEUR ET PATRIE.
L’étoile était anglée par des faisceaux de drapeaux ( plus d’étendards ) dorés et émaillés de tricolore.


modèles de plaques du second Empire

Second Empire

C’est le modèle du premier Empire qui fut repris, avec pour variante la tête de l’aigle tournée vers la droite.


Troisième République - Plaque de Grand officier
Troisième République

Le modèle du second Empire fut modifié : l’effigie de la République remplaça l’aigle impérial et fut entourée par la légende :
REPUBLIQUE FRANCAISE 1870 HONNEUR ET PATRIE.


Plaque de Grand'croix, en vermeil
Quatrième & cinquième Républiques

La plaque était identique à la précédente mais la date 1870 fut supprimée.
Depuis lors les plaques n’ont plus été modifiées.
En résumé, les modèles actuels sont d’un diamètre de 90 mm, en forme d’étoile diamantée à cinq branches doubles pommetées avec entre celles-ci cinq rayons intercalaires.
Au centre, le médaillon représente l’effigie de la République entourée par la légende :
REPUBLIQUE FRANCAISE HONNEUR ET PATRIE.
La plaque de Grand officier est en argent et celle de Grand-croix en vermeil.






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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 8:21:58

ORDRE NATIONAL DU MÉRITE

- 3 décembre 1963 -


HISTORIQUE





Aujourd'hui, la plupart des grands états disposent de plusieurs Ordres pour récompenser et honorer avec équité les services rendus à la nation par leurs citoyens.
En France, pays ou l’on apprécie les décorations, de nombreux Ordres de mérite spécialisés ( appelés aussi Ordres des ministères )
furent créés essentiellement pendant la seconde moitié du 19e siècle, avec pour but de soulager les effectifs de la Légion d’honneur.
Depuis 1930, ils étaient passés de cinq à vingt, par suite du développement continu des activités de l’état et, par voie de conséquence,
de la multiplication et la spécialisation des départements ministériels.
Devant cette pléthore d’Ordres, il parut souhaitable d’instaurer un peu plus de clarté dans notre système de récompenses,
en créant un second Ordre national devant récompenser les mérites distingués ; la Légion d’honneur récompensant quant à elle les mérites éminents.

C’est dans cette optique qu’est créé le 3 décembre 1963, par décret signé du Président de la République Charles de Gaulle, l’Ordre national du Mérite.
Afin que l’esprit de la réforme ne soit point faussé, en ne créant qu’un Ordre supplémentaire, la naissance de l’Ordre national du Mérite entraîna la suppression,
à partir du 1er janvier 1964, de treize Ordres de mérite spécialisés et des trois derniers Ordres coloniaux.
Cependant, l’on jugea nécessaire de « maintenir l’Ordre des Palmes Académiques, celui du Mérite Maritime et celui du Mérite Agricole, en raison de leur ancienneté
et de leurs caractères propres, ainsi que l’Ordre des Arts et des Lettres, en raison du prestige particulier que lui confère
la qualité éminente des personnes nommées ou promues depuis sa création. »
Les statuts du nouvel Ordre national du Mérite sont directement inspirés de ceux de la Légion d’honneur.
Il est possible d’accueillir au sein des Maisons d’éducation de la Légion d’honneur, à titre exceptionnel et dans la mesure de places disponibles,
les filles de nationalité française des membres français de l’Ordre national du Mérite, dont la situation familiale le justifie.

Les effectifs, en constante progression depuis la création de l'Ordre, enregistrent aujourd'hui une tendance à la baisse, pour un chiffre de 188.000 titulaires en avril 2008.

Les titulaires peuvent adhérer à l'Association nationale des membres de l'Ordre national du Mérite (A.N.M.O.N.M.), dont le siège social est fixé 163, rue Saint-Honoré à Paris 1er


Avers ------ Revers
Croix de Chevalier



Avers ------ Revers
Croix d'Officier


RUBANS

Largeur de 37 mm.
Moiré bleu de France.
Lors de la création de l’Ordre, le chef de l’État, Charles de Gaulle, déclarait « Désormais nous aurons deux Ordres, l’un rouge ( la Légion d’honneur ), l’autre bleu, aux couleurs de notre drapeau. »
Ruban d’Officier avec une rosette bleue de 30 mm de diamètre.
Cravate de 40 mm de largeur, permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.
Ruban de 10 cm de largeur, permettant le port en écharpe, pour la dignité de Grand'croix.


Cravate et insigne de Commandeur



Cordon et bijou de Grand croix, en vermeil

CROIX

Étoiles double face à six branches émaillées de bleu, terminées chacune par deux pointes aiguës non pommetées, dont les intervalles entre branches sont garnis de feuilles de laurier entrecroisées.

Sur l’avers : un médaillon central représente l’effigie de la République couronnée, entourée
par la légende REPUBLIQUE FRANCAISE.

Sur le revers : un médaillon central représente deux drapeaux tricolores entourés par
l’inscription ORDRE NATIONAL DU MERITE 3 DECEMBRE 1963.

La bélière est formée d’une couronne de feuilles de chêne entrecroisées.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil, tous deux au module de 40 mm.
Les insignes de Commandeur et de Grand'croix sont en vermeil ; le premier du module de 60 mm et le second du module de 70 mm.

PLAQUES
La plaque de Grand officier est en argent et celle de Grand'croix en vermeil.
Elles sont d’un diamètre de 90 mm, en forme d’étoile à douze rayons doubles pommetés et douze rayons intercalaires émaillés de bleu,
portant en son centre un médaillon représentant l’effigie de la République entourée par la légende sur fond d’émail bleu : REPUBLIQUE FRANCAISE ORDRE NATIONAL DU MERITE.
Le médaillon central est entouré par une couronne de feuilles de laurier torsadées.
Le décret du 30 juin 1980 a modifié la plaque de Grand officier. Précédemment, celle-ci ne portait pas la légende précitée sur un fond d’émail bleu,
mais était d’aspect entièrement métallique.


Plaque de Grand croix


Plaque de Grand officier











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JAMES
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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 8:30:32

nesty tu rentre dans les ordres legionange mortderire mortderire mortderire mortderire mortderire mortderire
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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 8:49:55

ORDRE DE LA LIBÉRATION
- 16 novembre 1940 -



HISTORIQUE





En 1940, le général de Gaulle, lançait sur les ondes de la B.B.C., son célèbre “ Appel du 18 juin ”.
Cette date historique fut le point de départ d’une formidable mobilisation de volontaires prêts à sacrifier leur vie pour que la France, vaincue et humiliée,
redevienne une terre de liberté et retrouve sa grandeur.

C’est pour consacrer cette épopée et rendre hommage à ces combattants de l’espoir qu’il apparut nécessaire au chef de la France Libre de “ créer une récompense spéciale
destinée à ceux qui, en dehors des actes quotidiens du champ de bataille, auraient, par des voies pacifiques ou non, travaillé d’une façon
particulièrement remarquable à la libération de l’Empire Français. ” Selon le général de Gaulle, la création de cette distinction spéciale “ s’est imposée
à la suite des événements du Gabon où il y a de nombreux officiers et hommes qui se sont distingués par des actions remarquables. ”
Il convient cependant de rappeler que le chef des Français Libres était dans l’impossibilité de décerner des croix de la Légion d’honneur dont les instances étaient restées
au siège de l’Ordre, à Paris. Le général écrira notamment dans ses Mémoires de guerre : “ L’Ordre de la Libération (…) suscitait, parmi les Français Libres
, une émulation de la plus haute qualité. ”

L’Ordre de la Libération fut institué à Brazzaville ( Congo ) par l’ordonnance n° 7 datée du 16 novembre 1940. Dans le texte originel de l'ordonnance,
datée et signée du général de Gaulle, le 17 novembre, il était initialement précisé que les membres de ce nouvel Ordre, ne comportant qu’une seule classe,
porteraient le titre de “ Croisés de la Libération ”. Finalement, c'est la dénomination de “ Compagnons de la Libération ” qui sera retenue lors de la publication
de l'ordonnance dans le second numéro du Journal officiel de la France Libre, le 20 janvier 1941.
C’est un Ordre particulier, rappelant par maints égards les anciens Ordres de chevalerie, avec pour unique Grand maître, son fondateur, le général de Gaulle.
L’admission était prononcée par le chef des Français libres.
Un juriste, le professeur René Cassin, fut chargé d’élaborer les statuts de l’Ordre.

Le poste de secrétaire fut attribué, le 6 mars 1941, au maréchal des logis Marion.
La fonction de chancelier sera successivement dévolue :

- au capitaine de vaisseau ( futur amiral ) Thierry d’Argenlieu de 1941 à 1958 ;

- au général Joseph Ingold de 1958 à 1962 ;

- à l’ambassadeur Claude Hettier de Boislambert de 1962 à 1978 ;

- au général d’armée Jean Simon de 1978 à 2002 ;

- au général d’armée Alain de Boissieu de 2002 à 2006 ;

- à monsieur Pierre Messmer du 6 juin 2006 au 12 octobre 2007 ;

- au professeur François Jacob du 12 octobre 2007 au 12 octobre 2011 ;





- à monsieur Fred Moore depuis le 12 octobre 2011.

Le 1er juin 1943, le Conseil fut porté de cinq à dix membres, puis à quinze en 1944.



Le Conseil décida que : “ les titres des membres de l’Ordre se devraient d’être exceptionnels, mais que la Croix de la Libération ne serait remise
qu’après examen des propositions établies avec la plus grande minutie et justifiant d’actions aussi importantes que témoignant d’une continuité exemplaire. ”
A partir de l’ordonnance du 7 janvier 1944, l’admission sera prononcée par décret sur proposition de l’un des commissaires et après avis, sauf cas d’urgence,
du Conseil de l’Ordre de la Libération, qui délibérait et émettait son avis sur les propositions qui lui étaient obligatoirement soumises
par les membres du Comité français de Libération nationale.
L’arrêté du 1er août 1941 fixa le cérémonial de la remise et le port de la croix. Il était identique à celui de la Légion d’honneur, avec une formule d’investiture :
“ Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la Libération de la France dans l’Honneur et par la Victoire. ”

Confirmant l’importance de l’Ordre, il fut décidé que la Croix de la Libération serait, dans l’ordre de préséance des décorations en France,
portée immédiatement après la Légion d’honneur et avant la Médaille militaire.
L’ordonnance du 10 août 1945 lui donna un statut inspiré de celui de la Légion d’honneur. L’Ordre de la Libération fut donc doté d’une personnalité morale
ainsi qu’une autonomie financière avec pour but d’assurer un service social au profit des Compagnons de la Libération et de tous les membres
et anciens membres des Forces Françaises Libres. Son budget, dont le chancelier est institué l’ordonnateur principal, est un budget annexe à celui du ministère de la Justice.

Le chancelier, nommé par décret pour une période de quatre ans renouvelable, est choisi par le Conseil de l’Ordre, parmi ses membres,
et sa nomination est soumise à la ratification du président de la République.
L’attribution de la Croix de la Libération à un militaire pour acte de résistance en territoire occupé ou contrôlé par l’ennemi entraînait le bénéfice
de la campagne double ( ordonnance du 7 janvier 1944 ).
Le siège de l’Ordre, initialement basé à Londres, fut déplacé à Alger en 1943 et finalement installé, le 20 novembre 1944, à Paris.
L’Ordre se trouve aujourd’hui en voie d’extinction, car la Croix de la Libération n’est plus attribuée depuis le décret du 23 janvier 1946.
Seul le général de Gaulle, Grand maître de l’Ordre, avait le pouvoir de transgresser ce décret de forclusion. Il appliqua ce pouvoir par deux fois,
notamment, en décorant le 18 juin 1958 Sir Winston Churchill et, le 2 avril 1960, S.M. George VI Roi d’Angleterre.

La croix fut remise à 1 059 Compagnons et collectivités, dont 238 croix décernées à titre posthume.
Les représentants de la famille des Compagnons de la Libération peuvent, à l’occasion de cérémonies consacrées à l’Ordre,
porter à droite sur leur poitrine, la croix de leurs parents défunts.
Une marque d’honneur particulière sera octroyée au dernier Compagnon de la Libération dont le corps sera inhumé au Mont Valérien,
dans un caveau spécialement réservé.
Depuis 1967, un musée situé au 51 bis, boulevard de Latour-Maubourg à Paris 75007, perpétue le souvenir des Compagnons et de la France Libre.
Téléphone : 01.47.05.04.10. Ouverture du lundi au samedi, de 14 à 17 heures.

RUBANS

Largeur de 37 mm.
Ses couleurs symbolisent le deuil ( noir ) et l’espérance ( vert ) de la patrie : moire vert avec deux raies verticales noires de 1 mm et sur chaque bord un large liseré noir de 5 mm.
Il a existé un premier modèle de ruban, fabriqué en Grande-Bretagne et utilisé jusqu'en août ou septembre 1942, de couleur verte non moirée et aux raies noires placées en diagonale à la manière de certaines décorations Britanniques.
Initialement, le général de Gaulle avait demandé que soit “ étudié un dessin pour barres ou palmes en reconnaissance de nouveaux services rendus. ” Mais cette disposition ne sera jamais appliquée.


Croix avec ruban de fabrication anglaise



Le collier du Grand maître



Le président Charles de Gaulle
portant le collier de l'Ordre de la Libération
et les insignes de Grand'croix de la Légion d'honneur




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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 11:34:17

ORDRE DU MÉRITE AGRICOLE



Avers
Croix de Chevalier et d'Officier



Revers
Croix d'Officier

HISTORIQUE

L’Ordre du Mérite agricole fut institué par décret, le 7 juillet 1883, suite à une proposition du ministre de l’Agriculture Jules Méline,
soucieux de récompenser plus largement le monde agricole qu’il n’était possible jusqu’alors par un contingent annuel limité de Légion d’honneur.
Dans son rapport de proposition au Président de la République, Jules Grévy, le ministre Méline constatait que « la population agricole est considérable,
plus de 18 millions de Français vivent de cette industrie, qu’on peut appeler la mère de toutes les autres, et contribuent puissamment par leur travail
au développement de la richesse publique » et que « dans cet immense personnel d’agriculteurs, d’agronomes, de professeurs, de savants, le labeur est incessant,
les dévouements nombreux et les récompenses rares. »
Pour le ministre de l’Agriculture, dont le ministère avait été créé en 1881, cette nouvelle décoration se devait d’avoir
une valeur égale à celle de la Légion d’honneur remise à titre agricole et, c’est pourquoi, l’insigne originellement retenu,
mais jamais réalisé, avait des caractéristiques proches de celui de la Légion d’honneur.

Le décret d’origine ne prévoyait que 1 000 Chevaliers devant avoir « rendu des services à l’agriculture, soit dans l’exercice de la pratique agricole
ou des industries qui s’y rattachent, soit dans des fonctions publiques, soit dans des missions ou par des travaux scientifiques ou des publications agricoles. »
Si le décret de 1883 ne créa que le grade de Chevalier, ce fut par le décret du 18 juin 1887 que fut institué le grade d’Officier et,
enfin, celui de Commandeur par le décret du 3 août 1900.
En 1896, Jules Méline, décida de réformer l’Ordre et décréta, par le décret du 27 juillet 1896,
qu’il faudrait désormais « avoir exercé pendant 15 ans au moins, avec distinction, des fonctions se rattachant à l’Agriculture,
ou compter au moins 15 ans de pratique agricole pour être admis dans l’Ordre. »

Rapidement adopté et estimé, l’Ordre du Mérite agricole vit ses effectifs croître constamment : de 1 000 Chevaliers en 1883, l’on passa à 2 000 Chevaliers en 1887,
puis à 8 000 Chevaliers en 1895... L’année 1900 verra le chiffre des nominations annuelles porté à 100 en raison de l’Exposition universelle.
En 1913, Jules Méline intervint auprès du Sénat et dénonça « l’inflation menaçante à laquelle s’abandonnent les Ministres de l’Agriculture
qui sont trop souvent dans l’impossibilité de résister aux sollicitations pressantes des parlementaires, assiégés par une clientèle dévorante à laquelle
ils ne peuvent échapper ». Cette démarche eut pour effet, par le décret du 30 juillet 1913, d’entraîner une diminution des contingents,
d’imposer une limite d’âge ( 30 ans ) aux candidats et de substituer au conseil de discipline institué en 1893,
un conseil supérieur de l’Ordre composé des personnalités suivantes :

- le ministre de l’Agriculture ;

- les anciens ministres de l’Agriculture ;

- les rapporteurs du budget de l’agriculture au Sénat et à la Chambre des députés ;

- cinq personnalités choisies parmi les notabilités du monde agricole.

Ce conseil, dont le secrétariat est assuré par le chef du bureau du cabinet du ministre, veille à l’observation des statuts et règlements de l’Ordre.
Il donne son avis sur les propositions de nominations, de promotions, de radiations et de suspensions. Il est consulté sur toutes les modifications des statuts et règlements de l’Ordre.
Après la première guerre mondiale, des promotions exceptionnelles vont récompenser ceux et celles qui concoururent « dans ces temps difficiles,
à la production rurale et à la remise en état des terres des régions libérées » et « de personnes qui bien que n’ayant pas atteint l’âge de 30 ans
se sont spécialement signalées pendant la guerre pour assurer en l’absence des cultivateurs mobilisés le maintien de la vie agricole. »
L’après seconde guerre mondiale sera marqué, lui aussi, par des promotions exceptionnelles : 3 000 Chevaliers seront nommés au titre de la
« promotion exceptionnelle en faveur des femmes ou parents de prisonniers et de déportés qui, pendant la guerre, ont réussi, dans des conditions
particulièrement difficiles, à maintenir en bon état de culture l’exploitation agricole des absents. » Une promotion,
en faveur de cultivateurs et cultivatrices ayant rendu, pendant les hostilités, des services exceptionnels à la Résistance paysanne
et à l’agriculture française, aura lieu en septembre 1946.



Surnommé familièrement « le poireau », en raison de la couleur de son ruban et de son insigne semblables au légume
dont la racine est blanche et le panache vert ; l’Ordre du Mérite agricole fut réorganisé par le décret n° 59-729 du 15 juin 1959.
Dépôt des candidatures auprès de la préfecture du lieu de résidence ; les propositions des fonctionnaires se faisant par leur autorité hiérarchique.

RUBANS

Largeur de 37 mm.
Moiré vert, avec de chaque côté une raie amarante de 5 mm, bordée par un liseré vert de 1 mm.
Ruban d’Officier avec une rosette de 30 mm de diamètre aux couleurs du ruban.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.

INSIGNES

Étoiles double face à six rayons émaillés de blanc, entourée par une couronne constituée, à gauche, d’épis de blé et, à droite, d’épis de maïs.
Le centre de l’étoile est constitué par un médaillon.

Sur l’avers : le médaillon central représente l’effigie de la République sur fond doré, entourée
par la légende REPUBLIQUE FRANCAISE sur fond d’émail bleu.

Sur le revers : le médaillon central est constitué par l’inscription placée sur trois lignes
MERITE AGRICOLE 1883 sur fond doré, entourée par un cercle d’émail bleu.

Les croix d’Officier et de Commandeur sont surmontées d’une couronne mi-feuilles de vigne, mi-feuilles d’olivier.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil ; tous deux étant du module de 35 mm originellement et,
depuis le décret du 4 novembre 1999, de 40 mm.
L’insigne de Commandeur est en vermeil ou en or et du module de 60 mm.


Cravate et insigne de Commandeur









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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 11:46:45

ORDRE DU MÉRITE MARITIME
9 février 1930 -


Avers
Croix de Chevalier et d'Officier


Revers
Croix d'Officier

HISTORIQUE

Dès le début du 20e siècle, des voix se sont élevées au sein du Parlement pour demander l’institution d’une décoration de prestige
qui rappellerait à tous, les risques encourus et les services rendus par les gens de mer et qui soulignerait l’importance du rôle économique de la Marine marchande pour le pays.
Ce ne fut qu’en 1930, par la loi du 9 février, que l’on institua l’Ordre du Mérite maritime destiné à récompenser le milieu nautique civil.
La loi du 25 septembre 1948 étendit son attribution au milieu nautique militaire.
En 1963, il survécut à la réorganisation des Ordres des ministères lors de la création de l’Ordre national du Mérite.
Le Mérite maritime est un Ordre géré par le ministre de la Mer, qui est assisté par un conseil de l’Ordre.
Comme pour les autres Ordres ministériels, il comprend trois grades :

- Chevalier : âge de 30 ans minimum et 15 ans de services rendus au secteur maritime ;

- Officier : minimum de 8 années d’ancienneté dans le grade de Chevalier ;

- Commandeur : minimum de 5 années dans le grade d’Officier.

Les titulaires reçoivent un brevet.


Brevet remis en 1958 pour une croix d'Officier

RUBANS
Largeur de 37 mm.
Une bande médiane bleu outremer moiré de 17 mm, comporte de chaque côté deux liserés verts de 3 mm, séparés par une raie bleue de 2 mm et une bordure bleue de 2 mm.
Ruban d’Officier avec une rosette de 30 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.

INSIGNES

Ces insignes sont une création de la maison ARTHUS BERTRAND.

C'est une étoile double face en forme de rose des vents à seize branches sur laquelle sont appliqués une ancre et un médaillon central.
Les huit branches principales sont émaillées de blanc et les huit autres, plus petites, sont argentées ou dorées selon le grade.

Sur l’avers : le médaillon central représente l’effigie de la République vue de face entourée par la légende
REPUBLIQUE FRANCAISE sur fond d’émail bleu.

Sur le revers : le médaillon central comporte l’inscription MÉRITE MARITIME entourée par la mention
MARINE MARCHANDE sur fond d’émail bleu.

Sur les insignes de Chevalier et d’Officier, la branche supérieure de l’étoile est reliée à l’anneau du ruban, par une boule ou une manille.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil ou en or ; tous deux au module de 40 mm.
L’insigne de Commandeur est en vermeil ou en or au module de 57 mm.


Cravate et avers de l'insigne de Commandeur



Revers





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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 12:03:24

ORDRE DES PALMES ACADÉMIQUES

4 octobre 1955 -


Avers
Palmes de Chevalier et d'Officier


Revers
Palmes d'Officier

RUBANS
Largeur de 32 mm (officielle) ou 36 mm.
Moiré violet.
Ruban d’Officier avec une rosette violette de 22 mm (officielle) ou 30 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.

INSIGNES
Depuis 1955, dessinés par le ferronnier d’art Raymond Subes, les insignes sont les suivants :

- Croix de Chevalier composée d’une double palme de feuillage de laurier en argent, à nervure centrale émaillée de violet, de 35 mm de hauteur et 25 mm de largeur ;

- Croix d’Officier composée d’une double palme de feuillage de laurier en vermeil ou en or, à nervure centrale émaillée de violet, de 35 mm de hauteur et 25 mm de largeur ;

- Croix de Commandeur, composée d’une double palme de feuillage de laurier en vermeil ou en or,
à nervure centrale émaillée de violet, de 60 mm de hauteur et surmontée d’une couronne formée par deux petites palmes émaillées violet.


Cravate et insigne de Commandeur

HISTORIQUE

L’Ordre des Palmes académiques a été institué, dans sa forme actuelle, par le décret n° 55-1323 du 4 octobre 1955,
mais en fait, sa création remonte au décret impérial du 17 mars 1808 définissant l’organisation de l’Université impériale.
La « Légion violette », comme l’Ordre est appelé plus familièrement, est, en quelque sorte, le plus ancien des Ordres de mérite spécialisés
et donc hiérarchiquement le premier.
En 1808, le décret impérial créait, pour les fonctionnaires de l’Université, trois titres honorifiques ( titulaire, officier de l’université et officier des académies )
destinés « à distinguer les fonctions éminentes et à récompenser les services rendus à l’enseignement. »
Ces titres honorifiques, donnant droit à pension et décoration, étaient rattachés de droit à des fonctions, mais susceptibles d’être conférés à des membres
de l’Université « les plus recommandables par leurs talents et par leurs services. »
La décoration consistait en une double palme ( formée par une palme et un rameau d’olivier ), brodée sur la partie gauche de la robe professorale,
à hauteur de la poitrine, en soie bleue et blanche pour les Officiers d’académie, en argent pour les Officiers d’université et enfin en or pour les Titulaires ( Grand dignitaires ).
En 1850 ( décret du 9 décembre ), la décoration devient indépendante du grade universitaire, le titre d’Officier de l’Instruction Publique remplace
celui d’Officier de l’université et l’attribution des Palmes est étendue aux personnels de l’enseignement élémentaire ainsi qu’aux membres
de l’enseignement privé ( loi Falloux ).
Des trois grades d’origine, il n’en restera alors plus que deux seulement :

- Officier d’Académie, obtenu après un certain temps de services effectifs ;

- Officier de l’Instruction publique, après un minimum de cinq ans d’ancienneté dans le grade précédent.

C’est à cette époque que l’on commence à porter les Palmes, non plus brodées sur l’habit, mais brodées sur un ruban de soie noire moirée fixé à la boutonnière.
Sous le second empire, le décret du 7 avril 1866, pris à l'initiative du ministre Victor Duruy, créa une véritable décoration portative,
sous la forme d’un insigne métallique suspendu à un ruban moiré violet :

- les Palmes en argent pour les Officiers d’académies ;

- les Palmes en or, avec rosette, pour les Officiers de l’Instruction publique.

Cette même année, le décret du 27 décembre étendit l’attribution des Palmes aux savants, aux littérateurs ainsi qu’aux personnes ayant bien mérité de l’Instruction publique.
En 1927, des parlementaires demandèrent la création du grade de Commandeur de l’Ordre de l’Instruction Publique, mais cette proposition restera sans suite.
Le 25 novembre 1954, un député, monsieur Marcel-Edmond Naegelen, déposa à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à créer
un Ordre des Palmes académiques. Proposition de nouveau restée sans suite, mais dont les arguments séduisirent le ministre de l’Éducation nationale,
monsieur Jean Berthouin, qui déposa un projet allant dans le même sens.
Finalement, le décret du 4 octobre 1955 institua un Ordre comprenant trois grades, se substituant aux distinctions honorifiques des Palmes académiques.
Les Officiers d’académie furent donc admis de plein droit, dans le nouvel Ordre, au grade de Chevalier et les Officiers de l’Instruction publique le furent au grade d’Officier.
En 1963, l’Ordre des Palmes académiques a survécu à la réorganisation des Ordres des ministères lors de la création de l’Ordre national du Mérite.
Le dépôt des candidatures se fait auprès de la préfecture du lieu de résidence sauf pour le personnel fonctionnaire dont la proposition est effectuée par l’autorité hiérarchique.


Palmes brodées - 1808
Insignes d'Officier d'Académie, d'Officier de l'Université et de Titulaire ( Grand dignitaire )











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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 26 Mai - 12:13:21

ORDRE DES ARTS ET DES LETTRES


2 mai 1957 -


Avers
Croix de Chevalier et d'Officier


Revers
Croix d'Officier

RUBANS
Largeur de 37 mm.
Cinq bandes vert foncé de 5,5 mm sont séparées par quatre raies verticales blanches de 2,4 mm.
Ruban d’Officier avec une rosette de 27 mm de diamètre.
Cravate permettant le port en sautoir pour le grade de Commandeur.

INSIGNES
Créées par Raymond Subes, ce sont des croix double face à huit branches, émaillées de vert et serties d’une arabesque dorée, comportant chacune deux extrémités terminées par une boule dorée.

Sur l’avers : le médaillon central est composé du monogramme doré des lettres A. L ( Arts - Lettres)
entrelacées sur fond d’émail blanc et entouré par la légende en lettres dorées
REPUBLIQUE FRANCAISE.

Sur le revers : le médaillon central est composé de l’effigie de la République sur fond d’émail blanc,
entourée par l’inscription en lettres dorées ORDRE DES ARTS ET DES LETTRES.

La croix des Chevaliers et des Officiers est surmontée d’une bélière supportée par une croisée de deux liens aplatis ; celle des Commandeurs étant rehaussée d’une couronne dorée.
L’insigne de Chevalier est en argent, celui d’Officier en vermeil, tous deux étant du module de 40 mm.
L’insigne de Commandeur est en vermeil ou en or et du module de 55 mm.


Insigne et cravate de Commandeur

HISTORIQUE
L'Ordre des Arts et des Lettres a été créé par décret, le 2 mai 1957, en vue de récompenser et d’encourager les activités dans le domaine des arts et des lettres.

Il a survécu à la réorganisation des Ordres ministériels en décembre 1963, « en raison du prestige particulier que lui confère la qualité éminente des personnes nommées ou promues depuis sa création. »

Il est géré par le ministre de la Culture, qui est assisté par un conseil de l’Ordre.






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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Lun 27 Mai - 2:33:42

LES ORDRES

GENÈSE & HISTOIRE


L’époque des croisades marque la naissance des Ordres religieux, militaires et hospitaliers ; aux moines-soldats assurant la sécurité et la défense des hospices et des lieux saints.
Ces combattants de Dieu se distinguaient alors par le port de vêtements ornés d’une croix ; chaque institution ayant sa propre croix,
de forme et de couleur particulières. Mais après l’abandon des terres d’Orient chrétiennes, maints de ces Ordres disparaîtront au fil du temps, tel le célèbre Ordre du Temple.
Ceux qui survécurent, évoluèrent et se sécularisèrent. L’un des plus illustres est, sans nul doute,
l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte ;
plus généralement connu sous le nom d’Ordre de Malte.



En Europe, entre les 14e et 16e siècles, des rois s’inspirèrent de ces prestigieux Ordres religieux, pour créer leurs Ordres de chevalerie,
rassemblant autour d’eux un groupe de féaux ; gents de noblesse liés par serment à leur personne, famille et cause politique. Évoquons,
pour l’exemple, l’Ordre de la Jarretière fondé en 1334 par Edward III d’Angleterre et l’Ordre de la Toison d’Or fondé en 1430 par Philippe le BON, duc de Bourgogne.
L’époque voit aussi la création de confréries-Ordres, tel l’Ordre de Saint-Hubert fondé dans le Barrois en 1416 ou l’Ordre de Saint-Georges de Franche-Comté créé en 1431.

Au royaume de France, trois grands Ordres royaux de chevalerie virent le jour. En 1469, Louis XI créait l’Ordre de Saint-Michel puis, en 1578,
Henri III instituait le prestigieux Ordre du Saint-Esprit. Enfin, en 1607, le Roi Henri IV fondait l’Ordre militaire de Notre-Dame du Mont-Carmel
et le réunissait, dès l’année suivante, à l’ancien Ordre de Saint-Lazare ; créant ainsi l’Ordre de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel.
Voulant imiter les monarques, quelques grands seigneurs des provinces du royaume, fondèrent des Ordres dits « provinciaux »,
comme le furent l’Ordre du Croissant, l’Ordre de l’Hermine et de l’Épi, etc..



Dans tous ces Ordres, et tout particulièrement dans les Ordres royaux, les Chevaliers, pieux guerriers de naissance noble,
pouvaient s’enorgueillir d’appartenir à une élite groupée autour de la personne du roi, grand maître de l’institution, en arborant constamment la marque de l’Ordre,
constituée souvent par un emblème à l’image du saint patron ou d’une figure héraldique, suspendu à un collier.
Avec le temps, cette marque deviendra, généralement, une croix émaillée portant en son centre, un médaillon représentant l’emblème originel.
Qu'elle fut portée sous la forme d’une plaque fixée sur la poitrine ou suspendue à un large ruban appelé « cordon »,
la croix symbolisait clairement l’appartenance à une élite, une caste. Le philosophe Michel Eyquem de MONTAIGNE, n’avait-il pas dit des Ordres :
« Cela a été une belle invention, et reçue en la plus part des polices du monde, d’établir certaines marques vaines et sans prix pour en honorer et récompenser la vertu...
Nous avons pour notre part, et plusieurs de nos voisins, les Ordres de chevalerie, qui ne sont établis qu’à cette fin.
C’est à la vérité une bonne et profitable coutume de trouver moyen de reconnaître la valeur des hommes rares et excellents et
de les contenter et satisfaire par des paiements qui ne chargent aucunement le public et qui ne coûtent rien au prince ».


Mais tous ces Ordres de chevalerie présentaient un défaut majeur, parce qu’exclusivement ouverts à la noblesse.
En effet, l’évolution de la société, avec l’apparition d’une élite bourgeoise et l’accès de quelques roturiers à de plus hautes fonctions, imposa progressivement
la création de nouveaux Ordres basés, non plus sur la naissance, la religion et la fortune, mais sur le mérite de l’individu.
Les statuts de quelques Ordres de chevalerie furent donc aménagés dans ce but. Ainsi, vers la fin du 17e siècle,
l’Ordre de Saint-Michel fut peu à peu utilisé pour récompenser et honorer les grands hommes des lettres, des arts et des sciences.
Tous les récipiendaires d’origine roturière étaient anoblis en entrant dans l’Ordre. Mais c’est au Roi Louis XIV, que l’on devra la création,
en 1693, du premier grand Ordre de mérite français, l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Cependant, ce nouvel Ordre restait restrictif sur le plan religieux,
car ouvert aux seuls officiers catholiques. Pour remédier à cela et réparer cette injustice, Louis XV fondera en 1759, pour les officiers protestants,
l’Institution du Mérite militaire ; qui ne fut pas à proprement parlé un Ordre, quoique sous maints aspects l’on puisse la confondre avec,
mais plutôt une décoration. Ce fut aussi à cette époque qu’apparut une hiérarchie dans certains Ordres, symbolisée par la création de grades et de dignités :
Chevaliers, Officiers, Commandeurs, Grands Officiers, etc.. La période Révolutionnaire verra l’évolution des Ordres de mérite encore s’accélérer.
Le 30 juillet 1791, un décret de l’Assemblée nationale supprimait les Ordres de Saint-Michel, du Saint-Esprit et de Saint-Lazare et Notre-Dame du Mont-Carmel.
Par ailleurs, cette même année, l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis et l’Institution du Mérite militaire fusionneront en devenant la Décoration militaire.



Lorsque la République est proclamée en 1792, cette Décoration militaire, dernière survivante des Ordres de chevalerie, disparaît.
La jeune France républicaine ne possède plus alors aucun Ordre. Cependant, la noblesse en exil continue d’attribuer quelques-uns des Ordres monarchiques précités.
C’est au cours de l’année 1802, qu’a lieu la naissance de l’archétype de l’Ordre de mérite moderne : la Légion d’honneur, que l’on doit au premier consul Napoléon BONAPARTE.
Le Chevalier est enfin dégagé des contraintes de la foi, mais, néanmoins, toujours astreint à prêter un serment de fidélité ;
serment qui ne sera abrogé définitivement qu’en 1870, sous la 3e République. Mais BONAPARTE, devenu en 1804 Empereur des français sous le nom de Napoléon Ier,
ne se contentera pas d’être uniquement le géniteur de la Légion d’honneur. Lorsqu’il est couronné en 1805, Roi d’Italie, il fonde l’Ordre de la Couronne de fer,
pour asseoir son autorité dans cette partie de l’Empire. Puis, en 1809, il décide la création d’un Ordre militaire, appelé Ordre impérial des trois Toisons d’Or,
mais qui, en raison d’une forte opposition de certains milieux, sera dissous dès 1813, sans avoir pu concrètement exister.
L’année 1811 voit la création de l’Ordre impérial de la Réunion, devant répondre à deux objectifs : épauler la Légion d’honneur et, en outre, remplacer par un Ordre français,
les Ordres étrangers abolis dans les pays conquis et annexés.


La chute de l’Empire et le retour d’un roi sur le trône de France, vont marquer le renouveau des anciens Ordres de la monarchie,
abolis sous la période Révolutionnaire : Saint-Michel, Saint-Esprit, Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel, Saint-Louis et le Mérite militaire sont rétablis.
Quant aux Ordres impériaux, leur fortune est diverse. Si l’Ordre de la Couronne de fer devient, à partir de 1816, un Ordre autrichien ; l’Ordre de la Réunion, quant à lui, disparaît complètement.
Mais la Légion d’honneur, déjà très populaire, est conservée et modifiée ; l’institution napoléonienne devenant alors l’Ordre royal de la Légion d’honneur.
L’année 1830 marque à nouveau une étape importante de l’histoire des Ordres français, lorsque le Roi Louis-Philippe abolit définitivement, par la charte constitutionnelle rénovée,
tous les Ordres monarchiques précités. Une nouvelle fois, la Légion d’honneur sort indemne de ce virage institutionnel de la France,
et est alors définitivement consacrée comme la plus haute récompense nationale, militaire et civile.



Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, la France s’engage dans une importante politique d’expansion coloniale, tout particulièrement en Afrique et en Extrême-Orient.
Dans certaines des contrées conquises, les pouvoirs en place avaient parfois déjà institué des Ordres. En 1896,
la République colonisatrice adopta quelques-uns d’entre eux pour en faire les Ordres coloniaux français :
l’Ordre royal du Cambodge, l’Ordre de l’Étoile d’Anjouan, l’Ordre du Dragon d’Annam, l’Ordre du Nichan El-Anouar et l’Ordre de l’Étoile noire.
Ces Ordres furent alors gérés par la Grande chancellerie de la Légion d’honneur et généralement utilisés pour récompenser les services militaires ou civils en Outre-mer.



Parallèlement, se créaient en métropole, à partir de la fin du siècle dernier, des Ordres de mérite spécialisés, appelés « Ordres des ministères » ou encore « Ordres ministériels »,
dont le but principal était de soulager les effectifs sans cesse croissants de la Légion d’honneur. Ainsi, verront le jour : l’Ordre du Mérite agricole en 1883,
l’Ordre du Mérite maritime en 1930, l’Ordre du Mérite social en 1936, l’Ordre de la Santé publique en 1938, l’Ordre du Mérite commercial en 1939,
l’Ordre du Mérite artisanal en 1948, l’Ordre du Mérite touristique en 1949, l’Ordre du Mérite combattant et l’Ordre du Mérite postal en 1953,
l’Ordre de l’Économie nationale en 1954, l’Ordre des Palmes académiques en 1955, l’Ordre du Mérite sportif en 1956, l’Ordre du Mérite du travail,
l’Ordre du Mérite militaire, l’Ordre des Arts et des Lettres et l’Ordre du Mérite civil en 1957, enfin, l’Ordre du Mérite saharien en 1958.
Une remarque s’impose toutefois pour les Palmes académiques : si elles sont instituées en Ordre ministériel en 1955,
leur création remonte en fait à 1808, lorsque fut définie l’organisation de l’université impériale.



Durant la période trouble de la seconde guerre mondiale, deux Ordres bien opposés, l’un à l’autre, seront créés. En 1940, le général de GAULLE,
chef des Français Libres, fondait à Brazzaville, un Ordre de chevalerie militaire contemporain, ressemblant sur quelques aspects, aux anciens Ordres de l’époque médiévale.
Cet Ordre, dénommé Ordre de la Libération, n’a qu’un seul grade, appelé « Compagnon », et son fondateur pour unique Grand maître.
N’étant plus attribué depuis 1946, il est actuellement en voie d’extinction avec ses derniers titulaires. Parallèlement, sur le sol de France,
le gouvernement de Vichy instituait, en 1942, l’Ordre national du Travail.



Nous avons pu constater, précédemment, que l’après-guerre avait vu la création de nombreux Ordres de mérite ministériels.
Avec le début des années 60, s’ouvre une période de toilettage de nos institutions. La 5e République instaure en 1962,
le Code de la Légion d’honneur, rajeunissant et dépoussiérant la célèbre institution nationale. Puis, en fin d’année 1963,
les Ordres ministériels subissent un sérieux « coup de balai », avec la création d’un second grand Ordre de mérite, l’Ordre national du Mérite.
De tous les Ordres des ministères précités, ne seront alors conservés que l’Ordre des Palmes académiques, l’Ordre du Mérite agricole,
l’Ordre du Mérite maritime et l’Ordre des Arts et des Lettres. Depuis cette époque, l’Ordre national du Mérite récompense les mérites distingués des citoyens,
la Légion d’honneur récompensant leurs mérites éminents.



Ainsi, depuis sa création, notre Légion d’honneur a donc traversé sans trop de heurts, les tempêtes et les différents changements de régimes qu’a connus notre pays.
Elle a en évoluant, su préserver son caractère prestigieux, malgré, de çà et là, des polémiques et quelques excès ou scandales dans son attribution.
Aux 19e et 20e siècles, ses statuts ont servi de modèle et ont été copiés par maintes nations désireuses d’instaurer un Ordre de mérite national ;
confirmant ainsi, s’il en était encore besoin, l’importance et le rayonnement international de l’institution, dont le symbole, la croix, est toujours autant convoitée.



Enfin, ce chapitre consacré aux Ordres français ne saurait être clos, sans évoquer la naissance inattendue d’un Ordre territorial,
puisque fondé en Polynésie française ; un de nos Territoires d’Outre-Mer ( T.O.M. ). En effet, l’année 1996 a vu la création discrète de l’Ordre de Tahiti Nui,
récompensant les mérites distingués des citoyens de ce territoire du sud Pacifique. Dans un futur plus ou moins proche,
la possible émancipation de certains de nos « confettis de l’Empire » entraînera-t-elle l’éclosion de nouveaux Ordres à caractère régional ?
C’est ce que l’avenir nous dira sans doute...





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MessageSujet: Re: Les Ordres Actuels    Dim 23 Mar - 8:45:52

livrelegion medaillefrime 

allez James tu as encore te chances

"Enfin, ce chapitre consacré aux Ordres français ne saurait être clos, sans évoquer la naissance inattendue d’un Ordre territorial,
puisque fondé en Polynésie française ; un de nos Territoires d’Outre-Mer ( T.O.M. ). En effet, l’année 1996 a vu la création discrète de l’Ordre de Tahiti Nui,
récompensant les mérites distingués des citoyens de ce territoire du sud Pacifique"


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